L'Arche Royale

La notion de « Hauts Grades » est d’origine française et, en tant que telle, elle ne se retrouve pas dans la Maçonnerie britannique, même si des Francs-Maçons de la Grande Loge Unie d’Angleterre peuvent les pratiquer.

Pour sa part, la Maçonnerie anglaise préfère parler (et pratiquer) ce qu’elle nomme des side degrees, des degrés latéraux ou parallèles (Nautoniers, Maître Maçon de la Marque,…), dont le plus célèbre est, sans conteste, celui de l’Arche Royale.

La Sainte Arche Royale de Jérusalem n’est liée à aucun Rite, elle s’adresse à tous les Maîtres Maçons. Le grade de Compagnon auquel le Frère est «exalté» n’est pas un haut grade, mais bien plus un degré complémentaire de la Maîtrise, comme l’indique précisément l’Acte d’Union de la Grande Loge d’Angleterre de 1813.

Constituant spécifique de la Franc-Maçonnerie britannique, l’Arche Royale ne s’est implantée en France qu’avec la création de la G.L.N.F. et l’institution de liens étroits avec les Frères d’Outre-Manche ; ceci explique que le Musée maçonnique de la G.L.N.F. ne présente que peu de pièces qui lui soient liées, essentiellement des bijoux.

A côté de l'Arche Royale, existent d'autres systèmes de "side degrees", comme les Maîtres Maçons de la Marque, le "Royal Ark Mariner" ou des degrés de chevalerie comme les Knight Templar.