Les montres

Est-ce parce que la Franc-Maçonnerie, dans ses rites, évolue au sein d’une temporalité spécifique (« de midi à minuit »…) que les Francs-Maçons entretiennent une relation spécifique avec le temps ? En tout état de cause, parmi tous les objets de la vie courante auxquels furent rapidement ajoutés des symboles maçonniques comme autant de liens entre la vie en loge et son extériorisation, nous trouvons, dés la fin du XVIII° siècle et jusqu’à nos jours, montres et pendules, tant en Angleterre que sur le Continent. Si aujourd’hui, la production de masse des montres bracelets a simplifié et uniformisé leur présentation, y compris pour les montres maçonniques, elles furent, très longtemps, un objet rare et souvent unique, fruit du travail d’entreprises artisanales où s’exprimait la relation particulière entre l’horloger et son œuvre.

La « signature » maçonnique d’une montre peut s’exprimer de différentes manières. Il peut y avoir, en premier lieu, sur le cadran en émail le dessin de symboles maçonniques (souvent à la place des heures) accompagné parfois d’une devise. Le boîtier peut également porter des symboles maçonniques, soit par sa gravure, notamment celle de son dos, soit par sa dédicace à un Frère méritant, soit par sa forme (triangulaire). Dernière catégorie : les montres à coq, par la ciselure sur celui-ci de références maçonniques à l’intérieur même de la montre.